La ballade de Juliette, Une escapade au Viel Audon

Juliette Pauly, “Après ma licence d’anthropologie, je n’avais pas envie d’écrire sur des gens qui font, mais plutôt envie de faire.”

Toute la Gaule est envahie par l’asphalte et le béton. Toute ? Non ! Un hameau résiste encore !

Quel chemin pour des Odettes en vadrouille ! Après quelques heures sur des routes sinueuses, nous voilà tout près. Nous avons laissé la voiture, ramassé nos cliques et nos claques, et nous avons posé un pied après l’autre pendant 20 bonnes minutes, sur un chemin pierreux bordé de pins et de chênes verts, le long de la rivière Ardèche avant d’y arriver enfin. Arriver où ? Mais au Viel Audon, bien sûr !

 

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TERRA incognita…

Rencontre avec TERRA (Tout en récup’ et recyclage artistique)

Un reportage d’Annie Forot, dans le cadre de l’article « Poubelle la vie » paru dans « Femmes ici et ailleurs » du printemps 2016. 

Patrick Bride et Isa Digue me reçoivent dans leur atelier à Lunel-Viel.  Un gentil vrai chien m’accueille avec quelques aboiements de convenance, tandis qu’un chien fait d’un extincteur et de ferrailles judicieusement assemblées monte la garde devant le petit jardin. Devant le portail, un bac de récupération pour les bouteilles en plastique donne le ton.

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Circée Peloux – L’épée et la plume 2

circee web 4Circée Peloux, escrimeuse et bloggeuse à Tournon-sur-Rhône

Quelle poulette êtes-vous ?

Une poulette douce-barbare. J’aime bien ce qui sort du commun et faire des fois des blagues débiles. Il ne faut pas se prendre trop au sérieux.

Quels sont les atouts de votre zone de vie ?

La proximité du club d’escrime, à 5 minutes en voiture.

Qu’est-ce pour vous qu’une femme rurale ?

Le mot rural ne me parle pas trop, c’est un mot trop galvaudé et je n’aime pas les étiquettes. Je pense que je suis “rurale” dans le sens où je ne peux pas me passer de la campagne. Une femme rurale est comme les autres, ni mieux ni moins bien. Je fais autant de choses à Tournon que ce que j’en ferais dans une grande ville. Par rapport au handicap, je pense que c’est plus difficile à la campagne où le regard des autres est plus “pesant”; en ville on est moins remarqué.

Que souhaitez-vous pour demain ?

Une médaille d’or aux J.O. de Rio !

C’est très particulier d’avoir trouvé un domaine où je peux me donner à fond et où je reçois aussi beaucoup. J’arrive à oublier que j’ai mal !

Quel message aimeriez-vous faire passer aux femmes ?

Je ne me sens pas le droit de donner un conseil. Peut-être ma phrase fétiche de John Campbell : « Nous devons être prêts à nous  débarrasser de la vie que nous avions prévue, de manière à avoir la vie qui nous attend”. Je dirais aussi :”Soyez vous-même, laissez vous emporter par la magie. On peut avoir une très mauvaise confiance en soi et avancer quand même.”

 

Circée Peloux : L’épée et la plume – 1

Circée Peloux, escrimeuse et bloggeuse à Tournon-sur-Rhône

circee web 3Circée  nous reçoit  dans son appartement  à Tournon et nous nous installons sur le balcon, tandis que ses chats font de l’acrobatie sur la rambarde. Rencontre avec une magicienne qui, d’un coup d’épée, vous transforme en gens bons.

Quand Circée Peloux a rencontré l’escrime -un peu par hasard- dans un forum des associations à Tournon, elle ne pouvait imaginer quel tournant sa vie venait de prendre… Elle a essayé et ça lui a plu, d’autant que le club pouvait recevoir des personnes en fauteuil roulant et a tout mis en oeuvre pour adapter ses pratiques. Plus tard, elle a rencontré Caroline, son coach actuel, qui lui a proposé de se lancer dans la compétition, avec pour objectif une médaille aux Jeux Olympiques de Rio en septembre 2016 !

“Je n’aurais sûrement pas le même rapport à l’escrime sans le handicap, je ne l’aurais peut-être même pas connu, car c’était le théâtre qui m’attirait davantage. J’aime bien le mélange entre personnes handicapées et personnes valides dans les entraînements et les compétitions d’escrime. C’est le seul sport à ma connaissance où ce sont les valides qui s’assoient dans un fauteuil pour “tirer” à égalité avec  la personne “handi”. Je me sens présente et acceptée dans les deux mondes.“

Après une enfance ardéchoise et des études d’éducatrice à Strasbourg, Circée a travaillé comme éducatrice en foyer dans le Gard et en Lozère, avant de revenir au pays comme directrice de la crèche du Mazet Saint-Voy. Mais quand à 25 ans, une sclérose en plaque se déclare, elle résiste : d’abord en mi-temps thérapeutique, elle change ensuite complètement de vie, devenant chargée de communication pour un groupe de musique à Saint-Etienne, avant de devoir renoncer à nouveau… Elle entre alors en formation de médiateur familial, mais là encore sa santé l’oblige à interrompre son activité. Il lui faut alors du temps pour se dire :” D’accord, je ne travaillerai plus, je dois arrêter de tout baser sur la recherche de travail.  C’est l’escrime qui me porte maintenant, l’escrime et l’écriture.”

Aujourd’hui, Circée écrit pour “Cover dressing” en tant que critique de cinéma et elle écrit également sur son blog doucebarbare.com.  “La maladie n’a pas changé ce que je suis, mais a amené des nuances, des couleurs différentes. Oui, ça donne une relativité et un amour encore plus grand pour les gens, pour tous les gens.”

Le temps est suspendu, nous sommes sous le charme de cette belle et attachante personne, à qui nous souhaitons sincèrement une médaille d’or aux J.O. Dans ce but, elle a créé l’association “L’épée de Circée”, que l’on peut voir sur facebook.

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Liens :

https://www.facebook.com/lepeedecircee

http://www.coverdressing.com/

http://doucebarbare.com/

« Changer de regard » // n°3

Un collectif de photographes tournonais vous offre une promenade insolite au gré des monuments

Derrière l’objectif :

Ce collectif de mobilisation est composé de 11 bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, hommes et femmes, volontaires pour mener à bien un projet de mobilisation de 6 mois autour de la photographie dans les locaux de Pollen scop. Ils sont accompagnés par Lire la suite

Nous avons fait le choix de travailler en couple

 Rencontre avec Aurélie et Anthony Velit.

Être artisan en Ardèche est souvent synonyme de travail masculin. Mais en regardant de plus près, on s’aperçoit que les activités artisanales sont souvent investies en couple, combinaison subtile entre les qualités et les compétences de chacun dans le couple. Lire la suite