De l’importance de l’empathie

“Allô, j’écoute !”

Question de Christophe :

Je donne beaucoup de mon temps pour aider les gens autour de moi, cependant j’ai souvent l’impression qu’ils n’entendent pas mes conseils. Je ne comprends pas toujours les choix qu’ils font, ou le temps qu’ils prennent pour trouver une solution : comment puis-je continuer à être dans l’écoute, sans me fâcher ou être déçu ?

Réponse de Saskia :

C’est une situation qui arrive à beaucoup de monde. Souvent, nous voulons aider en nous mettant à la place des autres et en leur donnant des conseils. Je vous propose de privilégier l’écoute active plutôt que la parole, ainsi vous serez plus présent et dans l’empathie. Les gens autour de vous se sentiront écoutés, respectés, plus responsables de leur vie et de leur choix.

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Lorsque nous souhaitons être aux côtés de nos proches ou dans une relation d’accompagnement dans le cadre professionnel, développer l’empathie nous permet une vraie présence, dans le respect de l’autre. Mais qu’est-ce que l’empathie et comment la développer ?

Si nous voulons aider les autres, nous pouvons coopérer avec eux en utilisant l’empathie : il est important que nous puissions mettre de côté nos sentiments et nos idées, que nous apprenions à être distanciés, tout en nous sentant impliqués. Il s’agit de trouver ainsi un juste équilibre entre l’indifférence et la compassion, qui implique que nous ayons de l’attention, de la bienveillance et du respect pour l’autre. Ainsi, en aidant l’autre, nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur nous-mêmes. L’empathie se développe par notre façon d’écouter et d’accueillir les autres.

L’art d’écouter :

Lorsque nous sommes à l’écoute, nous sommes physiquement présents, dans une écoute attentive : l’autre n’est pas seul, mais il peut prendre ses propres décisions par rapport à sa vie, sans que nos conseils lui dictent une marche à suivre. Nous lui laissons la liberté et la responsabilité de choisir ses décisions.

Ainsi, l’empathie demande une attitude d’écoute active, respectueuse, détachée de quelque jugement que ce soit, pour essayer de comprendre le raisonnement de l’autre. Cela ne veut pas dire que nous ne souhaitons pas le bonheur de l’autre, mais nous lui laissons prendre le temps et l’espace nécessaire pour cheminer en toute autonomie. L’empathie est sincère, mais plus distanciée que la sympathie.

L’art d’accueillir :

L’empathie peut se définir comme la capacité d’accueillir les émotions, les comportements, les perceptions et les opinions de l’autre, tout en faisant clairement la distinction entre lui et nous. Cela implique d’accepter les particularités de chacun et d’être ouvert à l’autre, dans ce qu’il est, sans jugement, sans forcément ressentir les mêmes sentiments que lui ou être d’accord avec lui. Ainsi, nous sommes pleinement nous-mêmes, face à quelqu’un à qui nous accordons d’être lui, dans la joie comme dans la souffrance.

Il est important de ne pas confondre empathie et sympathie : l’empathie consiste à observer la nature et l’intensité des émotions en mettant de côté nos propres représentations, croyances et valeurs. La sympathie, en revanche, sous-entend une affinité spontanée et affective pour l’autre, ainsi qu’une certaine adéquation entre nos sentiments et les siens.

Être en empathie en tant que parents :

Si vous donnez à votre enfant un amour inconditionnel, tout en lui expliquant des règles claires, vous lui permettez de développer une empathie saine et équilibrée. Pris dans vos propres préoccupations, vous n’êtes peut-être pas toujours à l’écoute de votre enfant, et celui-ci va devoir s’adapter, chercher à vous comprendre, mais sans ressentir d’angoisse ni de sentiment d’abandon. Il va donc devenir un adulte confiant, qui saura supporter les soucis de l’autre sans imaginer que tout est de sa faute.

Vous trouvez votre adolescent en train de lire dans son lit, sans se préoccuper du désordre qui l’entoure. Quand vous lui demandez de ranger sa chambre, il vous répond qu’il ne se sent pas bien. Au lieu de vous fâcher, vous l’écoutez alors avec empathie, en posant des questions sur son ressenti. Après avoir écouté ses réponses, vous pouvez exprimer votre point de vue. Se sentant entendu, votre enfant peut trouver une solution, comme par exemple proposer que vous rangiez la chambre ensemble en profitant de ce moment pour continuer la discussion. L’important est de trouver un compromis qui plaît aux deux partis et qui permet à chacun de faire la moitié du chemin à la rencontre de l’autre, dans l’écoute et la coopération.

Comment cultiver l’empathie ?

Développer son empathie nous permet d’aider notre entourage, sans nous laisser affecter par ses émotions. Nous sommes alors plus efficaces tout en nous préservant, en ne prenant pas la place de l’autre, en ne lui dictant pas ses choix. Cette faculté d’écoute n’est pas forcément innée et peut se cultiver de différentes manières :

  • En posant des questions ouvertes, qui permettent de donner diverses réponses ou d’argumenter…
  • En développant notre intuition.
  • En apprenant à ressentir nos propres émotions et celles des autres, sans jugement de valeur. En développant une curiosité saine, en essayant de me mettre à la place des autres pour mieux comprendre comment ils pensent et ce qu’ils ressentent.
  • En acceptant les différences de comportements, de sentiments, de perceptions, de pensées et d’opinions. Dans une même situation, nous pouvons avoir des sentiments différents et ce n’est pas grave !

Les effets de l’empathie :

  • Augmenter l’estime de soi, en trouvant des solutions par nous-mêmes et en observant les solutions imaginées par les autres.
  • Améliorer la qualité de la communication : nous développons notre capacité à écouter l’autre et exprimer nos émotions.
  • S’ouvrir à l’expression d’émotions plus profondes : nous nous autorisons à écouter nos émotions intérieures, nous laissons l’autre exprimer et vivre ses émotions, tout en les accueillant, que nous soyons ou non bouleversés.

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. » Carl Rogers

 

Il me cherche ! Isabelle Filliozat, Illustré par Anouk Dubois , JC Lattès, 2014.
Les parents découvriront dans ce livre une approche efficace pour accompagner l’indépendance naissante des enfants de six à onze ans.

La Pensée Positive

“Tout va très bien, madame la marquise !”

 Question de Gisèle :
Mon entourage me dit que si je pense de façon plus positive, mes problèmes vont disparaître. Personnellement, je pense que ce n’est pas en ignorant les problèmes que la situation va s’améliorer, bien au contraire… N’est-ce pas une façon naïve, voire hypocrite, de voir la vie ?

Réponse de Saskia :
Je suis tout à fait d’accord avec votre réflexion. La pensée positive n’est pas si simpliste. La puissance de la pensée positive peut être très forte et peut changer notre regard sur notre vie… C’est un vrai travail sur soi, sur sa façon de voir le monde, que l’on peut faire soi-même ou qui nécessite parfois l’aide des autres.

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Changeons le regard porté sur la vie.

Penser positif n’est donc pas fermer les yeux et prétendre que tout est possible. Au contraire, c’est un outil pour mieux se connaître, et s’autoriser à devenir ce que nos talents rendent possible. Par exemple, si je rêve de devenir musicien, chercher un bon prof va m’aider… mais ne me transformera pas en star, si je n’ai pas ce talent là ! Lire la suite

L’estime de soi

Poulettes, réveillez la lionne qui est en vous !


Bonjour Saskia,
J’ai 36 ans. J’ai l’impression de ne plus avancer, il ne se passe pas grand chose dans ma vie. Je me sens nulle. J’ai découvert votre magazine et je me demande si je pourrais vous rejoindre, mais je n’ose pas vous appeler. Je ne me sens pas assez forte pour participer.  Cécile

Bonjour Cécile,
Je trouve votre prise de contact très courageuse. C’est déjà une première étape pour prendre confiance en vous. Grâce à Odette and Co, beaucoup d’entre nous avons osé nous dépasser. Pourquoi ne pas rejoindre notre équipe ? Nous vous accueillerons avec bienveillance !

L’estime de soi, un équilibre à trouver

En psychologie, l’estime de soi représente l’image émotionnelle, le regard ou le jugement que l’on porte sur sa propre valeur, qui ne reflète pas forcément la réalité, ni la façon dont les autres nous voient. L’estime de soi (l’idée que nous nous faisons de notre valeur) n’est pas la même chose que la confiance en soi (croire en nos capacités), bien qu’elles soient liées. Exemple : Cécile a osé nous écrire (elle se considère capable), mais elle se dévalorise (elle ne se considère pas valable, pensant qu’elle est “nulle”.) Lire la suite

Découverte de la Psychogénéalogie

Dis-moi d’où tu viens, je te dirais qui tu es !

 Question de Murielle :
Je vis non loin de ma famille. Je les aime et en même temps, je ressens parfois un poids qui m’empêche d’être libre de mes faits et gestes… Comment puis-je vivre en harmonie avec ma famille tout en restant moi-même ?

Réponse de Saskia :
Que votre famille habite à proximité ou à distance, qu’elle soit proche psychologiquement ou pas, vous êtes toujours reliée à elle, de façon consciente ou inconsciente. Pour mieux comprendre ces liens, je vous conseille de rechercher votre généalogie, c’est à dire l’histoire de votre famille. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur la psychogénéalogie. En acceptant votre histoire et en dénouant les noeuds familiaux, vous parviendrez à rester vous-même, que votre famille soit à proximité ou pas.

 Vous avez dit psychogénéalogie ?

La psychogénéalogie est une approche généalogique et thérapeutique qui nous permet de mieux comprendre notre personnalité en nous donnant des clés de lecture sur nos origines. Visualiser notre histoire familiale nous permet d’arrêter les répétitions et les fidélités inconscientes envers nos ancêtres. C’est un outil pour tenter de nous libérer du poids familial et nous apprendre à être en paix avec nous-même.

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Et si je communiquais autrement ? Exprimer la colère

Odette agite le chiffon rouge…

 Bonjour Saskia,
J’avais promis un cadeau à mon fils Arthur, qui a piqué une colère en plein supermarché,  quand j’ai refusé de lui acheter un jeu vidéo interdit au moins de 16 ans. Devant cette colère, j’ai décidé de ne pas lui acheter son cadeau, en lui expliquant pourquoi. Y a t il des solutions ou des mots qui pourraient lui permettre de s’exprimer, sans que nous ayons à subir ses colères excessives ?

Bonjour Cécile,
Je trouve judicieux que vous ayez expliqué à votre fils les conséquences de son comportement.  Il est possible de se mettre en colère, mais il est important de savoir quand et comment : vous pourriez lui montrer comment réagir la prochaine fois, quels comportements sont acceptables dans ce genre de situation. Il aurait été important de comprendre les raisons derrière sa colère, et d’écouter ses peurs, en évitant de vous énerver et en gardant un ton neutre : peut-être que votre fils avait peur de ne pas avoir de cadeau ?

 Préparer et autoriser l’expression de la colère

Que l’on soit enfant ou adulte, on a le droit d’exprimer la colère ressentie, dans un cadre précis, en respectant les autres et soi-même. Ce qui est acceptable dans un lieu ou une situation ne l’est pas forcément ailleurs : crier à la maison est possible alors qu’au bureau avec ses collègues, il faut réussir à s’exprimer d’une façon plus posée. Lire la suite

Et si je communiquais autrement ? La CNV

« Plus d’harmonie dans le poulailler. »

Écoute bien. Pas juste avec les oreilles !

Chère Saskia. Je conduisais et mes garçons jouaient en criant. Excédée, je leur hurlais d’arrêter ce vacarme. Ils m’ont obéi tristement, et j’ai eu honte de leur avoir demandé de ne plus crier en hurlant ! Aurais-je pu utiliser la CNV pour régler cet incident ? Merci pour votre réponse, Catherine.

Chère Catherine.
La Prochaine fois, arrêtez la voiture et expliquez calmement à vos garçons que vous aimez qu’ils jouent, mais que pour conduire, vous avez besoin de concentration et que leurs cris vous font peur! Comprenant le pourquoi de votre demande les garçons feront plus attention… et personne ne sera triste ou honteux ! Saskia

La Communication Non Violente (CNV)

Les concepts et la technique de CNV ont été mis au point dans les années 60 par marshall B. Rosenberg. Il propose une méthode et des outils accessibles à tous pour améliorer notre communication et rendre notre relation aux autres plus authentique. En effet, la CNV est un méthode qui vise à créer entre les être humains des relations  fondées sur l’empathie, la compassion et la coopération harmonieuse, le respect de soi et des autres. Il s’agit d’un outil de communication. Lire la suite