Edito n°5

 

La feuille d’automne emportée par le vent du changement

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Pomme de reinette et pomme d’api, tapis tapis volant !

Nous revoici, sourire aux lèvres, plumes gonflées, parées pour le décollage ! Odette nous entraîne toujours plus loin, au dessus de notre “merveillous païs”, à la rencontre d’oiseaux rares – gai rossignol et geai moqueur, oiseau bleu ou aigle noir  – rassemblés sous le feuillage d’un arbre vagabond.

Un looping par ci, une boucle par là, et c’est parti pour un numéro collectif d’acrobaties aériennes : nous survolons en rase-motte des spectacles fantasques, un jardin pimprenelle, des souris branchées, des pommes nectarisées, quand soudain surgit à l’horizon un pigeon voyageur, porteur d’un message de solidarité de la nation arc-en-ciel !

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Recette n° 5 : Potimarron farceur d’Audry

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 2 potimarrons
  • 1 oignon
  • 2 échalotes
  • 2 poivrons (un rouge et un vert)
  • 2 carottes
  • une poignée de raisins secs
  • 2 cuillères à soupe de sucre roux
  • 2 cuillères de vinaigre de cidre
  • sel, poivre
  • 2 cuillères à café de paprika doux
  • herbes fraîches (serpolet, origan)
  • feuilles de laurier
  • une branche de thym

Préparation des potimarrons :

-Préchauffer le four à 180°
-Lavez les potimarrons et découpez le chapeau
-Evidez-les, assaisonnez-les avec le sel, le poivre, le thym et les feuilles de laurier
-Disposez les potimarrons dans un plat creux, avec un verre d’eau dans chaque potimarron
-Mettez au four pendant 30 à 45 minutes : les potimarrons doivent être ramolis mais fermes
-Une fois les potimarrons cuits, retirez le thym et le laurier ainsi que l’excédent d’eau

Préparation de la farce :
-Epluchez et lavez tous les légumes ainsi que les échalotes et l’oignon.
-Taillez les légumes en petits dés
-Faites revenir à feu moyen les légumes taillés avec de l’huile d’olive pendant 10 minutes
-Ajoutez 2 cuillères à soupe de sucre
-Laissez fondre en remuant de temps en temps
-Arrosez de 2 cuillères de vinaigre, assaisonnez de sel, de poivre, de paprika et ajoutez les raisins secs
-Laissez compoter 10 minutes
-Goûtez et rectifiez l’assaisonnement
-Remplissez les potimarrons de la farce à l’aide d’une cuillère
-Remettez au four entre 20 et 30 minutes
-Servez avec une céréale comme du riz, du blé, du millet, de la polenta…

Vous pouvez varier les farces pour laisser libre cours à votre imagination !

JUSQU’OÙ IRONT LES ODETTES ?

En passant

Couv-Odette-n5Depuis deux ans, la Fondation ELLE accompagne les Odettes – ces femmes rurales en mouvement comme elles aiment se qualifier – à professionnaliser leur magazine. Elles s’appellent dans la vraie vie Elena, Sabine, Hélène, Patricia, Nathalie, Saskia… et ont pour point commun d’« avoir retrouvé l’envie d’oser ».

À l’origine, les 35 femmes du collectif Odette ont été séduites par ladémarche appréciative, cette méthode qui place la bienveillance au cœur de tout projet. Elles ont décidé de la mettre en pratique en prenant comme support la création d’un magazine qui porterait haut et fort la parole de la femme rurale. C’est ainsi qu’est né en 2011 « Odette & Co, rurale mais pas ringarde ».

Le 11 octobre 2014, Odette sortait son 6e numéro. Quel chemin parcouru ! Une grande fierté pour l’équipe de la Fondation ELLE de constater que chaque conseil, transmis par ses bénévoles, a été écouté, suivi et adapté à ce journal pas comme les autres.

Les Odettes osent ! Dans leur journal d’abord avec ce très drôle et à la fois très instructif micro-trottoir « Si vous étiez né homme/femme, quel métier auriez-vous fait ? ».

Les Odettes osent aussi à titre personnel. Les articles, les interviews, les reportages sont autant de prétextes pour gagner en confiance. Et le pari est réussi puisque toutes les Odettes sont désormais en poste, en formation ou développent une activité.

Sans plus attendre, abonnez-vous à « Odette… » et découvrez comment la bienveillance est le meilleur outil du vivre-ensemble.

Chloé Freoa

http://www.ellefondation.org/la-fondation/nos-actus?p=889

De l’importance de l’empathie

“Allô, j’écoute !”

Question de Christophe :

Je donne beaucoup de mon temps pour aider les gens autour de moi, cependant j’ai souvent l’impression qu’ils n’entendent pas mes conseils. Je ne comprends pas toujours les choix qu’ils font, ou le temps qu’ils prennent pour trouver une solution : comment puis-je continuer à être dans l’écoute, sans me fâcher ou être déçu ?

Réponse de Saskia :

C’est une situation qui arrive à beaucoup de monde. Souvent, nous voulons aider en nous mettant à la place des autres et en leur donnant des conseils. Je vous propose de privilégier l’écoute active plutôt que la parole, ainsi vous serez plus présent et dans l’empathie. Les gens autour de vous se sentiront écoutés, respectés, plus responsables de leur vie et de leur choix.

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Lorsque nous souhaitons être aux côtés de nos proches ou dans une relation d’accompagnement dans le cadre professionnel, développer l’empathie nous permet une vraie présence, dans le respect de l’autre. Mais qu’est-ce que l’empathie et comment la développer ?

Si nous voulons aider les autres, nous pouvons coopérer avec eux en utilisant l’empathie : il est important que nous puissions mettre de côté nos sentiments et nos idées, que nous apprenions à être distanciés, tout en nous sentant impliqués. Il s’agit de trouver ainsi un juste équilibre entre l’indifférence et la compassion, qui implique que nous ayons de l’attention, de la bienveillance et du respect pour l’autre. Ainsi, en aidant l’autre, nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur nous-mêmes. L’empathie se développe par notre façon d’écouter et d’accueillir les autres.

L’art d’écouter :

Lorsque nous sommes à l’écoute, nous sommes physiquement présents, dans une écoute attentive : l’autre n’est pas seul, mais il peut prendre ses propres décisions par rapport à sa vie, sans que nos conseils lui dictent une marche à suivre. Nous lui laissons la liberté et la responsabilité de choisir ses décisions.

Ainsi, l’empathie demande une attitude d’écoute active, respectueuse, détachée de quelque jugement que ce soit, pour essayer de comprendre le raisonnement de l’autre. Cela ne veut pas dire que nous ne souhaitons pas le bonheur de l’autre, mais nous lui laissons prendre le temps et l’espace nécessaire pour cheminer en toute autonomie. L’empathie est sincère, mais plus distanciée que la sympathie.

L’art d’accueillir :

L’empathie peut se définir comme la capacité d’accueillir les émotions, les comportements, les perceptions et les opinions de l’autre, tout en faisant clairement la distinction entre lui et nous. Cela implique d’accepter les particularités de chacun et d’être ouvert à l’autre, dans ce qu’il est, sans jugement, sans forcément ressentir les mêmes sentiments que lui ou être d’accord avec lui. Ainsi, nous sommes pleinement nous-mêmes, face à quelqu’un à qui nous accordons d’être lui, dans la joie comme dans la souffrance.

Il est important de ne pas confondre empathie et sympathie : l’empathie consiste à observer la nature et l’intensité des émotions en mettant de côté nos propres représentations, croyances et valeurs. La sympathie, en revanche, sous-entend une affinité spontanée et affective pour l’autre, ainsi qu’une certaine adéquation entre nos sentiments et les siens.

Être en empathie en tant que parents :

Si vous donnez à votre enfant un amour inconditionnel, tout en lui expliquant des règles claires, vous lui permettez de développer une empathie saine et équilibrée. Pris dans vos propres préoccupations, vous n’êtes peut-être pas toujours à l’écoute de votre enfant, et celui-ci va devoir s’adapter, chercher à vous comprendre, mais sans ressentir d’angoisse ni de sentiment d’abandon. Il va donc devenir un adulte confiant, qui saura supporter les soucis de l’autre sans imaginer que tout est de sa faute.

Vous trouvez votre adolescent en train de lire dans son lit, sans se préoccuper du désordre qui l’entoure. Quand vous lui demandez de ranger sa chambre, il vous répond qu’il ne se sent pas bien. Au lieu de vous fâcher, vous l’écoutez alors avec empathie, en posant des questions sur son ressenti. Après avoir écouté ses réponses, vous pouvez exprimer votre point de vue. Se sentant entendu, votre enfant peut trouver une solution, comme par exemple proposer que vous rangiez la chambre ensemble en profitant de ce moment pour continuer la discussion. L’important est de trouver un compromis qui plaît aux deux partis et qui permet à chacun de faire la moitié du chemin à la rencontre de l’autre, dans l’écoute et la coopération.

Comment cultiver l’empathie ?

Développer son empathie nous permet d’aider notre entourage, sans nous laisser affecter par ses émotions. Nous sommes alors plus efficaces tout en nous préservant, en ne prenant pas la place de l’autre, en ne lui dictant pas ses choix. Cette faculté d’écoute n’est pas forcément innée et peut se cultiver de différentes manières :

  • En posant des questions ouvertes, qui permettent de donner diverses réponses ou d’argumenter…
  • En développant notre intuition.
  • En apprenant à ressentir nos propres émotions et celles des autres, sans jugement de valeur. En développant une curiosité saine, en essayant de me mettre à la place des autres pour mieux comprendre comment ils pensent et ce qu’ils ressentent.
  • En acceptant les différences de comportements, de sentiments, de perceptions, de pensées et d’opinions. Dans une même situation, nous pouvons avoir des sentiments différents et ce n’est pas grave !

Les effets de l’empathie :

  • Augmenter l’estime de soi, en trouvant des solutions par nous-mêmes et en observant les solutions imaginées par les autres.
  • Améliorer la qualité de la communication : nous développons notre capacité à écouter l’autre et exprimer nos émotions.
  • S’ouvrir à l’expression d’émotions plus profondes : nous nous autorisons à écouter nos émotions intérieures, nous laissons l’autre exprimer et vivre ses émotions, tout en les accueillant, que nous soyons ou non bouleversés.

« Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu’un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu’un nous entend. » Carl Rogers

 

Il me cherche ! Isabelle Filliozat, Illustré par Anouk Dubois , JC Lattès, 2014.
Les parents découvriront dans ce livre une approche efficace pour accompagner l’indépendance naissante des enfants de six à onze ans.

Les Mots Croisés d’Odette à Saint Agrève

Les Mots Croisés d’Odette seconde édition
Le samedi 11 octobre 2014 à Saint-Agrève
dans le cadre de la quinzaine de l’égalité Femme/Homme de la Région Rhône-Alpes

Et si nous partagions nos talents et nos engagements, pour tisser un fil d’espoir ?

Cette année, les Odettes posent leurs Mots Croisés sur le plateau ardéchois, à Saint-Agrève. Nous voulons travailler sur les notions de genre, par le biais de la créativité et de l’Art. Nous avons aussi fait le choix de tisser de nouveaux partenariats, pour que cette journée soit aussi celle de la solidarité et du faire-ensemble avec les acteurs du plateau : ainsi, nous allons mettre en place des actions communes avec le SOAR, le centre socioculturel, la bibliothèque, le comité des commerçants, la compagnie de l’Enfant bleue, le studio Chromazic…

Enfin, cette journée plurielle est une fête de sortie du magazine numéro 5, et reflétera les thématiques que nous développons dans nos dossiers : l’espoir, la coopération… sur notre territoire, mais aussi sur l’ailleurs, en particulier l’Afrique, avec le spectacle présenté par le SOAR, les actions de la Fondation ELLE, la participation de femmes demandeurs d’asile, encore une fois pour mieux interroger les enjeux liés aux stéréotypes.

Mots-croises-2014-A4Programme :

A partir de 11h
Ouverture de l’exposition “RÉVEILLONS NOS TALENTS CACHÉS !”.
Visite festive des vitrines de Saint-Agrève.
rendez-vous au Coquelicot Gourmand

14h00-15h30
ATELIER-THÉATRE Jouons en famille sur l’expression de nos talents.
pour petits et grands, salle polyvalente

 

Mots-croises-2014-A4-verso15h45-17h
Les MOTS GOURMANDS d’Odette. Lectures choisies et pause savoureuse.
pour petits et grands, bibliothèque municipale

17h-19h
ATTERRISSAGE du numéro 5 d’Odette & Co
RENCONTRE avec les Odettes et Karine Guldemann, déléguée générale de la Fondation ELLE.
Projection du MICRO-TROTTOIR réalisé par les Odettes.
salle polyvalente

 

Les3pointsdeSuspension-1b19h
APÉRO-SOUPE organisé par les Odettes
salle des Arts
20h30
spectacle “La grande saga de la FRANÇAFRIQUE
Organisé par le SOAR.
Tarifs : 8€ / 6€, déconseillé aux moins de 6 ans
salle des Arts

Ce one-man show documentaire propose un parcours sur les chemins obscurs qui relient la France à ses anciennes colonies d’Afrique de 1958 à nos jours, et met en perspective les principaux protagonistes de la Françafrique, les événements majeurs, les discours célèbres, jalons d’une histoire de France encore trop méconnue… avec un humour décapant.

 

www.quelquespartslesoar.com / http://www.calameo.com/read/0002287439ae56988d04f

Karen en Afrique du sud et son projet : ABONGILE

The Abongile Project is a non-profit community organisation in Lingelethu Township, Adelaide, Eastern Cape. South Africa.
Description ABONGILE… ( meaning ‘We are happy’ in iXhosa) » is a program for community up-liftment which is being developed in Lingulethu Township on the outskirts of Adelaide in the Eastern Cape, South Africa. It is, in essence, the brainchild and deep heartfelt dream of Hilda Matutu who lives within the township and works with vulnerable children at a local primary school.
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Hilda met me when I interviewed her about her work in the community for the French magazine « les Odettes » and she communicated her concerns about her community. It was during that conversation that we decided to put something concrete together so that her dream of improving and perhaps forever changing the lives of a few disadvantaged children could be realised – and perhaps a wider spin off of community change and upliftment facilitated…
I am fortunate enough to be educated, connected and have contacts and compassionate friends all over the world. For most people, living here in a small town with few resources, high unemployment and surrounded by increasing poverty and despair it is very easy to believe that you can do nothing to change the situation. These children have been born into situations over which they have no control and no obvious way out of the poverty cycle. I am hoping that through this medium we will be able to change that for some of them.

Poverty is rife in the townships around Adelaide. Around 80% of people are unemployed and living on Government pensions of Rand 1000/ month. From this they are expected to feed families, clothe them, pay for transport, pay school fees and buy school uniforms. In a country with a rising cost of living, it is increasingly difficult to make ends meet and the prospect of rising out of the poverty cycle seems impossible to most.

There are several parts to this project – the first and most important is the plight of the Vulnerable Children Hilda takes care of. A basic building with a kitchen to feed and house these children when they need a safe space is our primary objective at the moment. We are also hoping to raise a small regular income to enable the purchasing of food once we have a building in place. Once we have sourced the resources that will help with the management of these children, Hilda would like to put some time and resources into starting small adult community group projects.

1546421_321760261316742_7248912825143977608_nThere are several groups of adults which are skilled and willing to work but lacking the means to purchase the materials to begin ie: sheepskins to make slippers or seeds to plant vegetables.

 

 

A selection of slippers made from sheepskin and springbok skin made by Hilda. This is one of the up-liftment workshops she is doing.

 

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Vegetables grown by the project can be used in the soup kitchen and by the people involved in the project. We are also hoping that when the wider community see the value in growing their own vegetables they will be inspired to plant their own gardens. manure and organic materials can be sourced from local farms and dropped at a central point for use in the gardens.

 

 

 

 

936091_321759564650145_2700926037706584484_nHilda Matutu works at a local Government primary school where there are 655 pupils and 12 teachers. The school has few resources and the classrooms are cramped.
In this school alone there are 27 children at present who are part of Hilda’s vulnerable children list who if they don’t get fed at school, – they don’t eat at all.
It is a concept hard to grasp for most of us, but it is a reality here.
Hilda monitors these children and liaises between families, the school, the local clinic and a social worker. Some of these children have lost either one or even two parents to HIV and some of them are HIV positive themselves. We all know that nutrition is a key element in the health and development of a child – it facilitates strong bones, healthy mental and emotional development and it keeps disease at bay. With HIV positive children, a good diet means the possibility of a productive and long life. Without adequate nutrition, diseases progression and an early death is certain.
Hilda is part of the schools nutrition program and she is responsible for making sure that these vulnerable children receive breakfast before school a meal at lunchtime provided by the school. The Government School Nutrition program provides for this, but what they don’t provide is food over weekends and during the school holidays.
Hilda does.
From her her very basic wage, she feeds and clothes her own family, then she welcomes and feeds anything up to an extra 27 children in her own home, makes sure they receive help with their homework if they need it and she gives them the warmth and love that they do not have at home.

10540783_340851529407615_3010885527228572755_nThe ABONGILE Project is about raising funds to purchase materials and food to change the lives of the disadvantged children and adults in the community I am a part of at this point in my life, it is not about giving without responsibility, it is not about the donation of Aid, it is about providing a means whereby the people within the community can begin to create situations which are self perpetuating. The community has to run the bulk of this project from the inside and they are the ones who have to give it life so that it regenerates itself and adapts to changes. I have agreed to manage the money and donations received along with a local retired CA. We are seeking advice on legal and tax implications for charities and everyone is clear on the need to be transparent and accountable.
This project must become self sustaining in order for any longevity. We really need help getting it off the ground though – these children really need our help to change their lives.

I can be contacted through this page for further information : https://www.facebook.com/abongile.project/timeline and I will gladly email you further information or answer any questions you have.

Karen