Un jour au ministère – 2

Stephanie Seydoux2Etant d’indéfectibles curieuses, nous avons eu envie de poser nos questions à Stéphanie Seydoux, Cheffe de service des droits des femmes, en charge des journées du réseau des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle a eu la gentillesse de nous répondre, et nous la remercions pour ce complément indispensable à notre passage parisien ! 

A quoi servent ces journées d’action regroupant les chargées de mission de la France entière ?

Le service des droits des femmes organise deux rencontres par an avec les délégué.e.s régional.e.s, les délégué.e.s régional.e.s adjoint.e.s et les délégué.e.s départemental.e.s afin de faciliter l’échange de bonnes pratiques et d’expériences autour des trois axes de travail :

  • Piloter et accompagner le réseau,
  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • l’accès aux droits, la lutte contre la prostitution et la lutte contre les violences.

Ces journées de partage permettent aussi de mutualiser les ressources et de faire connaître les dispositifs mis en place au niveau national et dans les régions et départements. Elles ont enfin été l’occasion de réunir des acteurs, institutionnels et associatifs, qui œuvrent ensemble pour les droits des femmes.

Dans quelle mesure l’atelier sur la création d’entreprise dans les territoires fragiles a-t-il permis pour vous de faire avancer vos questionnements ?

Cet atelier a été conçu comme un atelier de retour d’expériences qui prend appui sur le témoignage d’acteurs de terrain comme les Odettes ou France Active. Il invitait aux regards croisés avec notre réseau qui mène la politique d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au quotidien sur le terrain avec nos partenaires institutionnels et associatifs. La richesse des expériences et expertises, et les débats ouverts qui s’en sont suivis ont permis de lister les points spécifiques de la création d’entreprise des femmes dans les territoires fragiles, les points positifs et les axes d’amélioration que nous pourrions porter et relayer.

Ainsi, la Déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes de l’Essonne a souligné son intérêt pour ce sujet qui l’intéresse particulièrement pour son territoire, qui compte de nombreux QPV mais également des zones rurales (sud de l’Essonne). Une Déléguée régionale a évoqué la possibilité de faire une passerelle entre les Odettes et des femmes d’une banlieue de son territoire. Une autre a indiqué avoir développé un collectif de femmes très dynamique dans la région de Troyes. Ces quelques exemples choisis ne sont pas exhaustifs et montrent que l’aventure des Odettes peut faire écho dans de nombreux territoires.

Pour quelles raisons nous avez-vous demandé de témoigner ? Notre prise de parole a-t-elle pu permettre de faire avancer l’atelier ?

Les Odettes ont une expérience formidable de création d’emplois et d’activités en milieu rural à partir d’une expérience originale de création d’un magazine.

À l’origine, les 35 femmes du collectif Odette ont été séduites par la démarche appréciative, cette méthode qui place la bienveillance au cœur de tout projet. Elles ont décidé de la mettre en pratique en prenant comme support la création d’un magazine qui porterait la parole de la femme rurale. C’est ainsi qu’est né en 2011 « Odette & Co, rurale mais pas ringarde ».

Il était tout à fait légitime de vous demander de témoigner pour essaimer votre modèle de création.

Votre prise de parole, à la fois bienveillante et franche, a permis de faire avancer l’atelier en apportant un regard réaliste et positif.

Quels seraient vos rêves concernant l’égalité femme-homme sur nos territoires dits « fragiles » ?

Mes rêves ?… Que ce ne soit plus un sujet !

Nous en profitons pour remercier aussi Stéphanie Riquart, adjointe à la Cheffe de bureau à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui a préparé et animé cet atelier avec brio, et qui répond à toutes nos interrogations depuis !

Laisser un commentaire