Edito n°5

 

La feuille d’automne emportée par le vent du changement

Couv-Odette-n5

 

Pomme de reinette et pomme d’api, tapis tapis volant !

Nous revoici, sourire aux lèvres, plumes gonflées, parées pour le décollage ! Odette nous entraîne toujours plus loin, au dessus de notre “merveillous païs”, à la rencontre d’oiseaux rares – gai rossignol et geai moqueur, oiseau bleu ou aigle noir  – rassemblés sous le feuillage d’un arbre vagabond.

Un looping par ci, une boucle par là, et c’est parti pour un numéro collectif d’acrobaties aériennes : nous survolons en rase-motte des spectacles fantasques, un jardin pimprenelle, des souris branchées, des pommes nectarisées, quand soudain surgit à l’horizon un pigeon voyageur, porteur d’un message de solidarité de la nation arc-en-ciel !

Mon petit oiseau a pris sa volée

En prenant ainsi de la hauteur, on mesure mieux le chemin parcouru : quel beau tapis de feuilles, ces 6 magazines parsemés au gré des vents depuis 4 ans ! Ces centaines de personnes qui nous ont offert un sourire, une main tendue, des conseils, un don, une attention… Ces milliers de lecteurs dont les regards bienveillants nous donnent un élan de fierté toujours renouvelé. Celles et ceux, sages-femmes et gentilhommes, qui oeuvrent pour qu’éclose un monde de terre et d’humanisme.

 

Quelques poules sur un mur

Nous ne sommes plus des femmes en recherche d’emploi, nous sommes des femmes rurales en mouvement : actives dans la vie locale, en formation, au travail, indépendantes, en cours de construction de notre projet d’avenir, investies en tant qu’élue, ou simplement fières du chemin parcouru. Nous sommes allées au bout de notre rêve, et même au-delà. Les Odettes volent désormais à tire-d’aile, confiantes, rassurées sur leur valeur, leurs atouts et leurs envies.

 

Ainsi font font font

Les trois p’tits tours sont effectués et nous voici à la croisée des chemins, libres comme l’air, libres de migrer ou de rester, libres de tracer notre sillon singulier dans les nuées ! Fille de la chimère, Odette a des désirs de lune, mais veut aussi garder les pattes bien ancrées dans la terre d’ici.

Picoti, picota, promis, on vous dira où les vents nous mènent, va…

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